Contrôle technique moto en 2026 : tout ce qu’il faut savoir
Le contrôle technique pour les deux-roues motorisés est entré en vigueur progressivement depuis 2023, après de nombreux reports et une bataille judiciaire entre les pouvoirs publics et les associations de motards. En 2026, il concerne la grande majorité des motos et scooters. Voilà ce qui s’applique concrètement, qui est concerné, et comment ça se déroule.
Qui est concerné en 2026
Sont soumis au CT depuis l’entrée en application progressive : tous les véhicules motorisés à deux, trois ou quatre roues appartenant aux catégories L (cyclomoteurs 50 cm³, motos, scooters, tricycles et quadricycles lourds). Les cyclomoteurs de moins de 50 cm³ sont inclus si immatriculés après 2017. Les motos et scooters de plus de 125 cm³ sont concernés depuis la mise en application de la directive européenne intégrée en droit français.
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Les véhicules de collection (plus de 30 ans, immatriculés en collection) bénéficient d’un régime spécifique avec un CT adapté aux véhicules anciens. Les véhicules agricoles et certains engins spéciaux relèvent d’autres régimes. Pour les situations spécifiques (side-car, moto modifiée), une vérification auprès de la préfecture ou du centre CT agréé deux-roues est conseillée.
La périodicité et les dates limites
Pour les véhicules de plus de 4 ans à la date d’entrée en application, le premier CT est dû selon un calendrier progressif basé sur la date de première immatriculation. Pour les véhicules immatriculés après l’entrée en application, le premier CT est dû dans la fenêtre des 6 mois précédant le 4e anniversaire de la première mise en circulation - même règle que pour les voitures.
Après le premier CT, la périodicité est de 3 ans pour les deux-roues motorisés - contrairement aux voitures où la périodicité est de 2 ans. C’est l’une des différences majeures entre le CT auto et le CT moto.
Ce qui est contrôlé sur une moto
Le contrôle porte sur environ 80 points regroupés en fonctions similaires au CT auto : identification du véhicule (numéro de cadre, plaque), freinage (mesure de l’efficacité au banc), éclairage et signalisation, pneumatiques, liaisons au sol (direction, suspension, roue), structure (cadre, bras oscillant), équipements (klaxon, rétroviseurs) et émissions polluantes.
Points spécifiques aux motos souvent en défaillance lors des premiers CT : pneus usés sur les flancs (usure caractéristique de la conduite sportive), éclairage modifié non conforme (phares aftermarket, clignotants LED trop petits), ligne d’échappement aftermarket qui dépasse les niveaux sonores ou d’émissions homologués, et silentblocs de bras oscillant qui s’usent rapidement sur les motos à forte utilisation sportive.
Les modifications qui posent problème au CT
C’est un point sensible pour une partie des motards. Une ligne d’échappement aftermarket non homologuée (sans marquage E) est une défaillance majeure. Un guidon trop large ou trop étroit par rapport aux spécifications constructeur peut être noté. Des clignotants réduits en taille non conformes aux dimensions réglementaires sont systématiquement relevés. Des rétroviseurs supprimés ou mal positionnés également.
La règle : toute modification doit soit être homologuée (réception à titre isolé - RTI - ou modification notée sur le certificat d’immatriculation), soit ne pas concerner les éléments vérifiés au CT. Les modifications esthétiques (carénage, couleurs) sont sans impact. Les modifications sur les systèmes de freinage, d’éclairage, d’échappement ou sur les dimensions sont les plus susceptibles d’être relevées.
Où passer le CT moto et combien ça coûte
Toutes les stations CT n’acceptent pas les deux-roues - les équipements spécifiques (banc moto, pont adapté) ne sont pas universellement disponibles. Vérifie sur le site du réseau ou par téléphone que la station est agréée deux-roues avant de te déplacer. Le tarif d’un CT moto : entre 50 et 80 € selon la station et la catégorie du véhicule. La contre-visite, si nécessaire, est à 20-30 € dans la même station dans les 2 mois.
Les conséquences concrètes d’un CT moto périmé
Circuler avec un CT moto périmé expose aux mêmes sanctions qu’une voiture : amende de 135 € (minorée à 90 € si paiement dans les 15 jours). Le risque assurantiel est identique : en cas d’accident responsable avec un CT périmé, l’assureur peut invoquer la non-conformité du véhicule pour appliquer une franchise aggravée ou réduire l’indemnisation aux tiers.
Un point spécifique aux motos : les contrôles routiers des deux-roues sont fréquents lors des opérations de sécurité routière saisonnières (printemps, week-ends de forte fréquentation moto). Un CT périmé combiné à une ligne d’échappement non conforme ou à un équipement incomplet peut se transformer en un contrôle approfondi avec plusieurs infractions constatées simultanément. Anticiper le CT annule ce risque pour un investissement de 60 à 80 €.
La vente d’une moto avec CT périmé suit les mêmes règles que pour une voiture : la cession est légale, mais l’acheteur doit en être informé et ne peut pas circuler normalement avant le passage. Mentionne-le dans l’acte de cession. Les acheteurs avertis intègrent le coût du CT et d’une éventuelle contre-visite dans la négociation du prix.

